LA PEINTURE, ART DU VISUEL


Van Qué veut éviter tout enfermement dans un style unique, et use d’une grande diversité expressive, acceptant le mot « style » uniquement s’il reçoit le s du pluriel. Il échappe ainsi au danger de « se recopier lui-même », et peut ainsi s’autoriser une pluralité de voies, évitant le procédé, la recette, le truc, qui stérilisent l’art. Van Qué tient palette large, et peut traiter le même thème en variant les paramètres, multipliant ainsi son discours, nous invitant à la pluralité, la complexité des regards. Pour Van Que, la vraie question est dans l’œuvre, pas dans sa confection, ni dans la tête du peintre : l’important est au bout du pinceau, côté des poils, pas du manche. Chaque œuvre offre sa proposition. Mais sans ce que vous en faites, vous qui regardez, aucune œuvre n’existe, et Van Qué vous passe le relai : c’est à vous de voir ! (Fernand Farioli)

La créativité dans l’Art visuel prend sa source dans la vision, et la main du peintre la matérialise directement. Les spéculations verbales, les théories et l’art rhétorique n’apportent dans l’œuvre visuelle que des éléments connus et vieillis. Les mots sont fixes et rigides, ils entravent la souplesse et la liberté dans l’exécution de l’œuvre.

Par ailleurs, sous n’importe quelle définition, la beauté n’est pas un point fixe, ni dans le temps, ni dans le lieu. Le temps que vous réfléchissiez, que vous calculiez, elle est déjà ailleurs. Il faudrait la saisir instantanément, spontanément avec vos yeux et vos mains. Cela est la vraie création visuelle.

Chaque œuvre, libérée de toute technique et de tout système, devient l’expression singulière d’une rencontre privilégiée avec la beauté unique et mouvante du monde, et source du bonheur exclusif du public. De la sorte, « La peinture tend bien moins à voir le monde qu’à en créer un autre… » (A..Malraux)

Extraits des textes dans « Van Que – Propos sur l’art » 190 p.
en français & anglais

 

 

 

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